Author: Pierre-William Fregonese

4-Espace, Poésie

La pente


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On ne peut la poursuivre qu’au fond de la lagune entre les sursauts bleus et les reflets d’ambre, presque contre les absences aimées, là où tout débute, dans les silences, les apostrophes.   Tout s’effondre sauf elle, prédestinée à l’affaissement natal ; sa vitesse caresse les carcasses.   Peut-être est-ce un toboggan ou plutôt un

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3-Nuit, Poésie

Les déshérités


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Nous sortons de cette nuit Où des tigres sabrent les eaux multiples, Nous sortons de ces champs de cuivre Où nos plaies se soudent de la vibration du métal premier, Celui poli le long des allées d’ocre. Armée des inerties, armée sous hypnose, Secrète et fragile, tracée d’une traite Sur la couverture en lambeaux d’un

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3-Nuit, Poésie

Hôtel Terminus


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Cet hôtel est vide, situé en contrebas de tréfonds qui ne mènent nulle part, sinon vers le médiocre, où le froid ocre palpe avidement les murs d’écailles de ses mains grasses, où rien ne bouge ni ne s’élance, sinon la poussière épaisse et suave contre notre gorge, tout crie à rebours, tout est bruit et

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Poésie

Aux ombres


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À mes ombres déloyales, lardées de danses et d’insuffisances à même de lézarder l’astral dès lors qu’une courbe détourne l’alliance d’un rond de foire en déshérence , et la radio essaye d’éviter le pire des échos lévités d’ici-bas. À mes ombres de combats, de solitude de prélats, de hasardeux souterrains bien au fond des convenances

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Poésie

Cinema America


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Lui taquine la suie d’artiste, attise celle qui tapine le long des chimères de calcaire appauvries en artères à long cours, et, son talent en arrière-cour, pense à l’autre, à ses jambes blanches, à ses hanches, ses cheveux d’épeautre.   Il s’assoit au beau milieu du carrefour, des cadres roses et lumineux en son pourtour

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Non classé, Poésie

Les parcs cintrés


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Et les infinis s’embrassent avant que l’on ne s’efface dans la moiteur d’avant soir.   Et les infinis s’enlacent après la ronde fugace des langueurs dans l’entonnoir.   Et les infinis s’amassent bien vite, bien tard, hélas, pour se perdre dans le noir.   Alors clameurs et regards retournent dans les ciels jaguar, derniers jalons

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4-Espace, Poésie

Balancement


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  Près de la ruelle, sous la porte cochère, aux premiers émois qui ne restent que de vagues trépas, naguère nous nous balancions d’avant en arrière, avant de nous recroqueviller remplis de brumes sous cette verrière opaque.       Même moment, plus tard. La nuit s’affale et les Parques débarquent, étouffant l’intervalle des jours.

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4-Espace, Poésie

Sphère(s)


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  Ah ! parce qu’elle est plus rapide, laisse un tracé de couleur pourpre – de ce rouge si particulier d’Andrinople – et coupe proprement les espaces sans matière avec ardeur, rigueur et manière ! C’est la raison qui m’amène à choisir et ravir ce rayon.   Et la pente bleue au loin ? Regarde,

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4-Espace, Poésie

Les cloisons réversibles


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Indolores, immobiles. Les cloisons réversibles s’imposent, versatiles, à demeure sous une pluine courbe.   (Première révolution)   L’une pivote face à sa jumelle, laquelle tourne le dos au couloir où un mur en impose par son humeur défiante au reste de la parcelle vide d’un dieu de faïence. Elles s’élancent.   Indolores, immobiles. Les cloisons

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4-Espace, Poésie

Mouvance


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Chaque fois, chaque instant, où mon regard se souvient s’être eventré du haut de son perchoir, il beugle à qui l’entend, crevant et cisaillant l’espace lumineux pour mieux descendre vers lui, contre lui au creux des espaces d’avant.   Lors de mes jeunesses déterrées que je prends désormais pour prouesses, Mes deux minuscules yeux demeurent

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4-Espace, Poésie

Oraison sur déserts


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L’onde tombe sur les tributs, soufflant la surface par delà nuits et brises par une chaleur laiteuse sinon éprise. Sur tes lèvres de pendu, assoiffé, et mal vêtu, j’erre de sables claniques en cliniques gravas, comme un forcené au milieu d’une oasis dont le nom s’est perdu, et qui se débat. Le soleil – pleine

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