Poésie

Cinema America


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Lui taquine la suie d’artiste,

attise celle qui tapine

le long des chimères de calcaire

appauvries en artères à long cours,

et, son talent en arrière-cour,

pense à l’autre, à ses jambes blanches,

à ses hanches, ses cheveux d’épeautre.

 

Il s’assoit au beau milieu du carrefour,

des cadres roses et lumineux en son pourtour

aussi bien agencés que ses idées moroses ;

elles tournoient à la lumière vespérale

au fond d’une atmosphère toute minérale

où se font encore plus forts les profonds râles.

 

L’arbre vécu se tient, lui, droit,

ses écus brûlent la couleur

sur le pavement automnal ;

le feuillage reste en suspension.

De ce forum outrageant, elles sortent,

ces profondes écailles bleues

ou bien vertes qui se déposent

sur ses paupières d’avant-garde.

 

Une bouteille féconde la furie

contre la chambre océan, contre lui.

Et les fards d’alors reflètent cet ambre

d’un coucher de vent sur les immortelles ;

il reste, et puis il survit dans sa nuit.

 

November 15

 

Texte: Pierre-William Fregonese

Illustration: Pauline Brami

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