2-Or

La cire sacrée


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Tantôt associée à la lumière et au soleil sans lequel les abeilles ne pourraient vivre, tantôt utilisée lors de cérémonies entourant la maladie ou la mort, la cire d’abeille revêt un caractère sacré historique. Dans toutes les fêtes de Saturne, Bacchus et Cérès, on faisait un grand usage de flambeaux de cire. Chez les chrétiens jusqu’au XVIIIème siècle, pour accueillir la venue d’un nouveau né, une cierge – littéralement « bougie à la cire » – était placée à la tête du lit de la mère. La peinture à la cire d’abeille permit quant à elle la réalisation de fresques murales ambitieuses – son caractère hydrophobe assurant à l’œuvre une pérennité quasi éternelle.

Ses vertus curatives, sa malléabilité, sa quasi inaltérabilité, son imperméabilité, ses propriétés antiseptiques, en  faisait un onguent médicinal précieux pour soigner les brulures et les plaies, mais aussi pour prolonger la vie. Ainsi, au Ve siècle avant J.C., Hérodote raconte que, pour embaumer les morts et préserver leur chair de la corruption, les Perses recouvraient les corps de cire d’abeille avant de les mettre en terre ; En plus d’imprégner de cire d’abeille les bandelettes pour envelopper les momies, les Egyptiens représentaient leurs divinités sous formes de statuettes de cire et plaçaient de nombreuses images votives en cire dans leurs temples ; Les patriciens de Rome et d’Athènes tentaient de faire ressusciter leurs ancêtres et de prolonger leur présence à la vie grâce aux imagines majorum, des bustes en cire d’abeille sculptée qui représentaient le défunt avec une saisissante vérité.

Peinture Encaustique - Eglise Saint-Victor-et-Sainte-Couronne à Ennezat (Puy-de-Dôme)
Peinture Encaustique – Eglise Saint-Victor-et-Sainte-Couronne à Ennezat (Puy-de-Dôme)

 

Aujourd’hui la cire a de nombreux usages industriels, mais sa signification mystique et son usage artistique demeurent. Ainsi, Urs Fisher  l’a récemment mis en valeur dans ses œuvres : des statues en cire aux modelages précis représentant en taille réelle des figures modernes (un autoportrait de l’artiste lui même) ou classiques (L’enlèvement des Sabines de Jean de Bologne) qui se déforment en se consumant lentement. Une reprise de la technique des romains mais la mèche de la bougie vient modifier le sens de cet ancien rituel : la cire n’est plus là pour faire perdurer la vie mais pour mesurer d’avantage sa fragilité et sa fugacité.

 

Urs Fischer, 2012, L’enlèvement des Sabines
Urs Fischer, 2012, L’enlèvement des Sabines

 

Urs Fischer, 2012
Urs Fischer, 2012

 

Revivre et communiquer l’émoi de son enfance, c’est ce que Charles van Valkenburg a recherché en se lançant dans la création de son entreprise Apis Cera. Imprégné du souvenir olfactif de la cire qui flottait dans le salon familial, il décida un soir d’hiver de se lancer dans la fabrication de bougies à la cire d’abeille. Des bougies au relief alvéolé, au doux parfum de miel, et à la teinte d’une ocre ancienne.  Son univers évoque la nostalgie d’une poésie d’antan où les intérieurs ne vivaient la nuit qu’à la lumière tremblante des flammes d’or. Entièrement conçue à la main chacune de ses bougies est une pièce unique dont les légères imperfections amplifient le charme authentique.

Découvrez les bougies Apis Cera sur la page Facebook : www.facebook.com/apis.cera et www.apiscera.com

Apis Cera, Charles aan Valkenburg
Apis Cera, Charles van Valkenburg

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