4-Espace, Poésie

La pente


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On ne peut la poursuivre

qu’au fond de la lagune

entre les sursauts bleus et les reflets d’ambre,

presque contre les absences aimées,

là où tout débute,

dans les silences, les apostrophes.

 

Tout s’effondre sauf elle,

prédestinée à l’affaissement

natal ; sa vitesse caresse les

carcasses.

 

Peut-être est-ce un toboggan

ou plutôt un escalier descendant d’un ciel vide

balayé par les vents chauds et suaves

où les corps s’imprègnent des mouvements :

ils tendent leurs bras, enlacent et électrisent

les êtres, puis ceux-ci déclinent

alors que des échos crient dans leurs chutes

équivoques.

 

Il est temps de gravir le promontoire

en laissant bottes et manteaux

au bas des gravas. L’eau première déborde déjà

sur la grève.

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